eve bertelle, le bonheur d'aller ver soi

 

On ne peut pas dire que le bonheur n’intéresse personne, en atteste le foisonnement des écrits, depuis au moins l’Antiquité jusqu’à nos jours! Alors pourquoi un élan aussi légitime et communément répandu que celui-ci, reste-il à ce point lettre morte ? …

Montaigne, fin observateur de son époque, disait déjà en son temps « qu’il n’est science si ardue que de bien et naturellement savoir vivre cette vie… ». En effet, il semblerait que soient peu nombreux ceux qui aiment vraiment bien la Vie, leur vie…

Enfant, j’aurais déjà pu confirmer les dires de Montaigne, tant autour de moi je ne voyais pas d’adultes, dont la sagesse et la joie de vivre aurait pu me servir de modèle, de stimulant, de guide. Sans doute cela me marqua-t-il profondément et ancra en moi, une détermination. Je sentais que la vie est bien trop courte pour passer à côté d’elle, se permettre la médiocrité, renoncer à ses rêves, ses aspirations. Je sentais mon âme affamée, et en moi brûler un feu incandescent…

Quel était ce feu intérieur qui me conspuait et attisait en moi frustration et colère ?

Je n’en savais pas grand-chose à l’époque…

Mais j’avais sentis confusément que je ne pourrais pas « mégoter » avec lui, que le bonheur (quel qu’il soit) ne se ferait pas sans lui…

Ce feu intérieur chez chacun de nous est constitutif de notre essence…

Il est une énergie puissante et exigeante, et donc à ce titre, sacré…

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